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Expositions




Du 9 avril au 26 juillet 2008
Imaginons… une mémoire sans papier

Le choix de cette exposition aux Archives donnant à voir exclusivement des œuvres d’artistes contemporains peut paraître surprenant. Et l’effet de surprise s’accroît du décalage entre le lieu de la manifestation, centre de conservation de la mémoire de la Ville et l’éphémère de la présentation puisque les œuvres et les installations, conçues pour le projet, ne sont pas destinées à être conservées mais vouées à disparaître.
 
Pari risqué, mais choix délibéré dans la programmation des Archives municipales dont l’objectif principal est de provoquer la curiosité du visiteur, une fois franchie la grande vitrine de verre, largement ouverte sur l’espace public, encore en construction. Elles s’attachent à proposer des prolongements actuels, parfois inattendus des mémoires qu’elles préservent. Les expositions organisées depuis l’ouverture du nouveau bâtiment privilégient une approche sensible des archives, à la fois traces infimes de vies, sommes organisées de mémoires individuelles et collectives, sources foisonnantes et inépuisables de connaissance d’un territoire. Qu’il s’agisse d’une présentation originale de sujets historiques faisant largement appel aux documents originaux, de la mise en perspective de ces sujets avec les interrogations de nos contemporains, du dialogue instauré entre documents écrits, photographies, œuvres d’art, objets archéologiques, toutes ces propositions concourent à cette ambition. Etonnement, questionnement constitue la démarche fondamentale qui donne tout son sens à la mission de conservation du patrimoine écrit qui ne vit que par les regards des autres, par les interrogations des chercheurs ou des curieux.
 
« Imaginons… une mémoire sans papier » s’inscrit parfaitement dans cette logique. L’exposition aborde, dans une approche sensible et esthétique, le grand défi auquel sont confrontées les institutions de conservation et tout particulièrement les services d’archives. Le développement accéléré de l’électronique dans tous les domaines de la société, la production exponentielle de documents numériques, individuelle ou collective, privée ou publique, renouvellent la question de la préservation de ces documents sans le support du papier, de leur sélection, de leur garantie d’authenticité, de leur accessibilité future, qui est au cœur du métier d’archiviste. En parallèle, il offre une opportunité formidable d’une large diffusion du patrimoine.
 
Trente cinq artistes contemporains de l’association Illustrateurs & photographes en Rhône-Alpes se sont saisis de cette question pour la livrer à une métamorphose artistique, au gré de l’imagination et de l’interprétation de chacun. Finalement, la nécessité de conserver la mémoire du projet tout au long de son déroulement jusqu’à la réalisation finale s’est imposée ; elle a donné lieu à la constitution d’une mémoire en images de l’action et de son processus, présentée pendant la durée de l’exposition.
 
Et sur ce thème, une collaboration avec le nouveau centre mémoires et société de Villeurbanne (le Rize) s’est nouée tout naturellement.

Entrée libre
mardi à samedi de 13 h à 18 h
sauf jours fériés

Le catalogue de l'exposition regroupe la totalité des œuvres de cet événement, commentées par leurs auteurs. Cinquième numéro de la collection Mémoire vive, le catalogue comporte 80 pages en quadrichromie et est disponible à l'accueil des Archives municipales de Lyon et au Rize, centre Mémoires & Société au prix de 5 euros.
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Du 26 avril 2007 au 5 janvier 2008
Liberté, égalité, solidarités


Cette expositiona été organisée dans le cadre de la manifestation
« L’esprit d’un siècle, Lyon, 1800-1914 ». 

Lyon, un territoire privilégié d’expérimentations sociales
 
Pour asseoir la République, le XIXe siècle a connu successivement huit régimes politiques, dont les changements ont souvent donné lieu à de violentes agitations. Ces événements, principalement parisiens, sont connus en province par le télégraphe Chappe ou par diligence ; les responsables locaux en informent la population lyonnaise par des affiches placardées au jour le jour sur les murs de la ville, dont les Archives municipales conservent une collection de plusieurs milliers pour cette période. A Lyon, les maires affirment peu à peu leur pouvoir face à l’Etat, depuis Jean-Claude Fay de Sathonay, maire de la commune de Lyon réunifiée en 1805 par Napoléon, jusqu’à Edouard Herriot, élu en novembre 1905. Pendant vingt-six ans, de 1852 à 1870 et de 1873 à 1881, la ville, surveillée de près par le pouvoir central, a été administrée par le préfet avec une commission municipale, la fonction de maire ayant été supprimée. De 1853 à 1864, c’est la personnalité du préfet bâtisseur, Claude Marius Vaïsse, qui domine la vie politique locale.

Ville monofacturière, autour de la fabrique de la soie avec une organisation particulière du travail dans la première moitié du XIXe siècle, Lyon connaît une profonde mutation industrielle à la fois dans la production et dans l’organisation économique avec le développement du bâtiment, de la mécanique ou de la chimie. Ces caractéristiques font de Lyon un territoire privilégié d’expérimentations sociales, observé avec grand intérêt de toute l’Europe, visitée par Prosper Enfantin, Flora Tristan ou Michel Bakounine.
 
Parmi les nombreuses réponses apportées à la « question sociale » au cours du siècle, sont mises en valeur des expériences particulières et originales, qu’il s’agisse d’initiatives privées ou de politiques publiques, d’actions issues de conception de refonte de la société, d’utopies saint-simoniennes et fouriéristes, ou de corrections des inégalités nées des abus du libéralisme économique, selon les moments et les familles idéologiques. L’exposition développe cette thématique autour de trois axes : le travail , l’entraide et la coopération, l’éducation et la formation professionnelle. 
 
C’est aussi l’occasion de mettre en lumière quelques figures féminines lyonnaises qui ont marqué leur époque par leur engagement militant ou leur action caritative : Eugénie Niboyet (1799-1883) militante féministe, fondatrice en 1833 du journal « le Conseiller des femmes », Pauline Jaricot (1799-1862) certes fondatrice de l’œuvre de la Propagation de la Foi , mais aussi soucieuse d’aider les ouvriers, œuvre dans laquelle elle engloutit sa fortune, Philomène Rozan, meneuse de la première grande grève féminine en 1869 dite des « ovalistes », Marie-Louise Rochebillard (1860-1936), fondatrice du syndicalisme féminin chrétien ou encore Rose-Pauline Aynard (1845-1910), dame d’œuvres, épouse du banquier Edouard Aynard.

De nombreux documents (affiches, manuscrits, photographies, dessins, bustes) témoins de l’histoire ou traces de la vie quotidienne, habituellement conservés dans les cartons des réserves, sont ainsi offerts aux visiteurs. Pour l’occasion, sont exposés pour la première fois les tableaux des sociétés de secours mutuels, jadis accrochés dans l’arrière salle de cafés, et maintenant conservés au palais de la Mutualité.
 
Le Centre des Musiques Traditionnelles Rhônes-Alpes a réalisé la sonographie de l'exposition : chants, discours politiques, lectures d'affiches administratives rappellent les évènements politiques et sociaux phares du XIXe siècle lyonnais.


Du 14 juin 2006 au 6 janvier 2007
Le voyage des Lyonnais en Grèce et en Orient au XIXe siècle

L’acquisition par les Archives municipales en 2005 d’une collection de dessins d’architecture dans laquelle figurent des croquis d’Italie de Chenavard et surtout des aquarelles de Grèce de Couchaud, totalement inédites, est à l’origine de l’exposition Voyage des Lyonnais en Grèce et en Orient au
XIXe siècle
.

Outre les documents des Archives, l'exposition présente au regard du public peintures, objets archéologiques, dessins et ouvrages conservés à la Bibliothèque municipale, au Musée des Beaux-Arts de Lyon ou au Museum ainsi que des pièces provenant de collections privées et publiques, mis en musique dans une atmosphère orientalisante.


 

> 35 artistes, 2 lieux

































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